Event
Credit Photo : Getty Images
Afolabi B.,
19 Jan 2026 à 16:25
0

Tout a commencé avant le match, dans les couloirs. Le Sénégal avait officiellement pointé des problèmes de sécurité à l’arrivée, d’hébergement, d’installation d’entraînement et de billetterie — en parlant de “fair-play” et d’un traitement jugé inéquitable à la veille d’une finale face au pays hôte. Quand une sélection arrive au plus grand rendez-vous continental avec une plainte déjà déposée, la compétition entre sur la pelouse avec un déficit de confiance. Et dans un football moderne saturé de caméras et de réseaux, ce déficit devient un accélérateur de chaos.

Ensuite, il y a eu le match — et ce moment qui a tout contaminé. En fin de rencontre, un penalty est accordé au Maroc après intervention du VAR pour une faute sur Brahim Díaz. La réaction sénégalaise est immédiate : colère, contestation, puis sortie de la pelouse, provoquant un arrêt d’environ 14 minutes avant le retour des joueurs. Le penalty, tiré après cette interminable séquence, est manqué (Panenka stoppée par Édouard Mendy). Puis, en prolongation, Pape Gueye marque et offre le titre au Sénégal. Sur le plan sportif, l’histoire est belle. Sur le plan institutionnel, c’est un aveu : une finale ne devrait jamais ressembler à une crise de nerfs collective.

Et comme si ça ne suffisait pas, la soirée a continué à se fissurer après le coup de sifflet. La CAF a annoncé des procédures disciplinaires et la FIFA, par la voix de Gianni Infantino, a condamné les scènes “inacceptables”. Dans le même temps, la guerre des mots a explosé : Walid Regragui a fustigé l’attitude sénégalaise, tandis que la conférence de presse s’est transformée en arène, au point que Pape Thiaw a quitté la salle sous les huées, dans une atmosphère décrite comme hors de contrôle. Ajoute à cela l’inquiétude autour de l’état de certains joueurs sénégalais, avec des forfaits de dernière minute et des malaises rapportés par plusieurs médias — de quoi alimenter toutes les rumeurs, y compris les plus toxiques, faute de communication médicale claire. Si la CAN veut grandir, elle doit cesser de laisser ses finales se jouer sur trois terrains à la fois : la pelouse, les tribunes, et les coulisses.


laisser un commentaire

Connectez-vous via les réseaux sociaux pour laisser un commentaire.

Login with Social Media or Manually

or

Or sign in manually: