Le Real aime se croire au-dessus du tumulte. Mais hier, face au Barça, il a surtout prouvé qu’il était à deux doigts de paniquer dès que la fierté saigne. Une défaite dans un Clásico, ça arrive. Une défaite qui te fait perdre ton calme, ton match… puis ton entraîneur, c’est une autre histoire. Le Barça a joué, a frappé, a gagné. Le Real, lui, a “géré” comme il sait parfois le faire : en se cherchant un coupable avant même de chercher une solution.
Parce qu’au fond, ce Clásico n’a pas été une simple gifle : c’était un bouton “Reset” appuyé en plein visage. À Madrid, les murs ont des oreilles, et les trophées ont des exigences. Résultat ? L’entraîneur saute dans la foulée, comme un fusible qu’on remplace vite pour faire croire que tout est sous contrôle. Le Real a pris l’habitude de faire des drames avec des détails… mais là, le détail a un nom : Barça.
Et au milieu de tout ça, il y a la scène qui fait rire et grincer des dents : la haie d’honneur. Ce moment où tu ravales ton orgueil et tu reconnais la supériorité du soir. Sauf qu’hier, l’orgueil était trop lourd, trop serré, trop “Bernabéu”. Et Mbappé ? Visiblement, l’idée de saluer les Barcelonais n’était pas au programme. Pas question de laisser les autres applaudir. Pas question de donner au Barça, en plus du match, la victoire symbolique. Comme si perdre ne suffisait pas : il fallait encore refuser d’assumer.
Au final, le Barça repart avec le sourire, le Real avec une crise, et Madrid avec sa spécialité : changer l’homme sur le banc plutôt que regarder l’image dans le miroir. Hier, le Barça n’a pas seulement gagné un Clásico. Il a déclenché une tempête, et le Real a prouvé une chose : parfois, la plus grosse fragilité d’un géant… c’est son ego.
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