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Bref S.,
03 Mar 2026 à 14:24
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Lundi 2 mars 2026, à l'ouverture des marchés asiatiques, le baril de Brent a bondi de 13% pour atteindre 82 dollars, tandis que le WTI a grimpé à 72 dollars. La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran a entraîné cette hausse spectaculaire à l'ouverture du marché dans la nuit du dimanche 1er mars au lundi 2 mars. 

Ormuz : le robinet du monde fermé

Chaque jour, 20% de la production mondiale de pétrole transite par le détroit d'Ormuz, ce passage stratégique entre l'Iran et Oman.  Deux navires ont été attaqués dimanche au large des Émirats arabes unis et d'Oman dans le détroit d'Ormuz.  Les principales compagnies maritimes (Maersk, MSC, CMA CGM) ont suspendu le passage de leur flotte face aux prix d'assurance prohibitifs. 

Dans les stations-service françaises, les automobilistes affluent déjà pour faire le plein avant la hausse attendue des prix à la pompe. 

Vers les 100 dollars, voire 120 ?

Les analystes prévoient une hausse immédiate des cours du baril entre 85 et 90 dollars dès lundi matin, avec un risque de grimper jusqu'à 100, voire 120 dollars en cas de guerre prolongée au Moyen-Orient. La dernière fois qu'un tel niveau a été atteint, c'était au début de la guerre en Ukraine en 2022, et le record absolu date de 2008 avec 147 dollars le baril. 

L'OPEP+ a réagi dimanche en augmentant ses quotas de production de 206000 barils par jour, une hausse jugée largement insuffisante. Selon Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy, l'impact net demeure une perte effective de 8 à 10 millions de barils d'offre de pétrole brut, même avec des infrastructures alternatives.

Inflation et récession en vue

La fermeture prolongée du détroit pourrait déclencher une récession mondiale et faire grimper les prix du gaz et de l'énergie. Selon Michelle Brouhard, analyste chez Kpler, "le talon d'Achille de Trump, ce sont les prix élevés du pétrole", et l'Iran chercherait donc à maintenir hauts les prix du brut pour faire plier le président américain. 

Le monde retient son souffle. Si le conflit s'enlise, les conséquences économiques pourraient dépasser celles de la crise ukrainienne de 2022.


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