Le Sénégal a choisi de ne plus chuchoter : il accuse. Dans un communiqué officiel, la FSF décrit une arrivée à Rabat où, selon elle, l’encadrement sécuritaire n’a pas été à la hauteur d’une finale continentale : joueurs et staff auraient été bousculés au contact d’une foule, au point que le sélectionneur Pape Thiaw parle publiquement d’une situation “anormale”, “inacceptable”, avec des joueurs “en danger”. Le message est clair : à ce niveau, la moindre faille n’est pas un incident, c’est une faute — et la FSF demande à la CAF et au comité d’organisation local des mesures correctives immédiates.
Ensuite, il y a la préparation sportive, celle qui doit rester sacrée. Le Sénégal conteste les conditions logistiques (hébergement initial jugé insuffisant, plainte formelle) et surtout un point devenu symbolique : la FSF dit avoir refusé de s’entraîner au Complexe Mohammed VI, estimant que s’entraîner dans ce qui est présenté comme la base de l’adversaire pose un problème d’équité. Cette accumulation — hôtel, entraînement, organisation — n’est pas seulement une gêne : c’est une impression de préparation “parasité”, exactement ce que tu ne veux pas à la veille d’une finale.
Enfin, le dossier le plus inflammable : les billets. La FSF affirme avoir obtenu 2 850 billets au total pour ses supporters (dans les limites fixées), mais juge ce volume très insuffisant face à la demande, et dénonce des restrictions qui “pénalisent” son public. Dans le détail, plusieurs sources reprennent la ventilation annoncée : 300 billets cat.1, 850 cat.2, 1 700 cat.3. De son côté, le président de la CAF Patrice Motsepe a évoqué une difficulté liée au fait que les billets de la finale auraient été écoulés très vite, dès le début de la vente — ce qui alimente la colère sénégalaise sur le terrain de la transparence. À l’heure où ces éléments sortent, la CAF n’a pas, selon Reuters, officiellement répondu sur le fond.