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Bref S.,
24 Aug 2026 à 12:20
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La Guinée est en deuil. Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026, une catastrophe a frappé la capitale Conakry, faisant au moins 30 morts et 22 blessés parmi les riverains d'une décharge à ciel ouvert.

Un drame dans la nuit

Un éboulement survenu dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026 à la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia, a fait au moins 30 morts et 22 blessés, selon le bilan provisoire communiqué par le gouvernement guinéen. L'accident, survenu à 2 heures du matin, a provoqué l'effondrement de plusieurs habitations riveraines, faisant six blessés graves et seize blessés légers. 

Le drame s'est produit sur une grande décharge à ciel ouvert où sont déversées depuis plusieurs années des déchets provenant d'une bonne partie de Conakry. La catastrophe a surpris les occupants de plusieurs habitations riveraines ainsi que certaines personnes présentes sur le site au moment de la tragédie. 

Les secours mobilisés, le bilan pourrait s'alourdir

Dès les premières heures suivant le drame, d'importants moyens humains et matériels ont été déployés pour rechercher d'éventuelles personnes encore ensevelies, porter secours aux victimes et procéder au dégagement des corps. Les opérations se sont poursuivies sous la coordination des services compétents de l'État, avec la participation de la Croix-Rouge, des Forces de Défense et de Sécurité, des équipes médicales et des populations riveraines. Le bilan reste provisoire et pourrait encore évoluer.

Le Premier ministre Amadou Oury Bah s'est rendu sur le site du drame pour constater la situation et superviser la mobilisation des services publics. Au nom du président Mamadi Doumbouya, il a exprimé la compassion et la solidarité du gouvernement aux familles endeuillées.

Un drame annoncé

L'indignation est d'autant plus vive que la tragédie était prévisible. Ce drame est d'autant plus préoccupant que la fermeture de la décharge était annoncée pour ce dimanche 23 août même. Le gouvernement avait annoncé ces derniers jours des opérations d'expulsions et de sécurisation des emprises autour de la décharge à cause des risques d'éboulement. Conakry avait déjà connu une tragédie similaire en 2018 sur ce même site, soulignant le risque permanent que représentent ces décharges pour les populations qui s'installent à proximité faute d'alternatives. 

La fermeture de Dar-es-Salam est annoncée depuis des années. Elle aura coûté 30 vies de trop.

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