Une bonne nouvelle inattendue en pleine tempête. Alors que le virus Ebola dans l'est de la RD Congo et en Ouganda continuait d'inquiéter la communauté internationale, l'OMS a offert mardi 2 juin une révision drastique : le nombre de cas suspects passe de 906 à seulement 116, pour 330 cas confirmés. Un chiffre qui change radicalement la perception de l'ampleur de l'épidémie.
L'explication est simple mais cruciale. De nombreux malades "ont été écartés après vérification et souffrent soit d'autres maladies, soit n'ont présenté qu'un épisode de fièvre sans autre symptôme", a déclaré Christian Lindmeier, porte-parole de l'OMS, lors d'un point de presse à Genève. Il a précisé que les cas suspects incluaient initialement "toute personne repérée par le système de surveillance ou se présentant dans un établissement de santé avec des symptômes pouvant évoquer Ebola" un filet délibérément large, destiné à ne laisser passer aucun cas réel.
Le tableau reste néanmoins sombre. L'OMS recense 49 décès confirmés et seulement six guérisons à ce jour. L'épidémie a été déclarée le 15 mai dans le nord-est de la RDC, et l'Ouganda voisin, où neuf infections ont été confirmées dont une mortelle, est le seul autre pays touché à ce stade. Il n'existe toujours ni vaccin ni traitement spécifique contre la souche Bundibugyo, responsable de cette flambée bien que l'Africa CDC ait promis un vaccin d'ici la fin de l'année et que l'OMS planche sur des essais cliniques.
La situation est moins catastrophique qu'annoncée. Elle reste dangereuse.