L’ancien président sénégalais a annoncé le retrait de sa candidature à la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies. Une décision motivée par les résultats décevants des premiers votes indicatifs du Conseil de sécurité et la dynamique internationale en faveur d'une candidature latino-américaine ou féminine.
Un retrait stratégique face à un constat d'échec
L'ambition onusienne de Macky Sall aura été de courte durée. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, l'ancien chef d'État sénégalais (2012-2024) a officialisé le retrait de sa candidature au poste de Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU).
Ce geste intervient à la suite du premier vote indicatif (straw poll) organisé par le Conseil de sécurité. Lors de ce scrutin à huis clos, destiné à jauger le soutien dont disposent les aspirants successeurs d'António Guterres, Macky Sall n'a recueilli que 5 votes « d'encouragement », contre 10 « découragements » et 1 abstention.
« J'ai pris cette décision en espérant contribuer ainsi à l'émergence d'une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité », a expliqué l'ancien dirigeant, concédant le manque d'unanimité autour de sa postulation.
La dynamique politique à New York
L'analyse de ces premiers scrutins d'orientation a rapidement mis en lumière les préférences géopolitiques des membres du Conseil de sécurité, notamment des cinq membres permanents disposant d'un droit de veto.
Macky Sall lui-même l'a reconnu dans sa déclaration : la balance penche désormais clairement en faveur de la région Amérique latine et des Caraïbes, avec une forte attente diplomatique pour la nomination d'une femme à la tête de l'institution internationale, ce qui serait une première dans l'histoire de l'ONU.