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Credit Photo : Getty Images
Afolabi B.,
16 Sep 2026 à 18:45

Entre 1989 et 2021, plus d'une centaine de femmes noires sud-africaines ont été stérilisées sans leur consentement dans des hôpitaux publics. Ces femmes, souvent pauvres et marginalisées, ignoraient qu'on leur enlevait la possibilité de devenir mères. Aujourd'hui, elles se lèvent ensemble pour raconter leurs histoires et exiger justice. Ce combat dépasse les frontières de l'Afrique du Sud : il questionne les droits reproductifs, l'éthique médicale et les inégalités systémiques qui persistent sur tout le continent africain.

Un héritage colonial toujours présent

Ces stérilisations forcées ne sont pas anodines : elles rappellent les politiques eugénistes du régime d'apartheid, qui cherchait à contrôler les naissances dans les communautés noires. Bien que l'apartheid ait pris fin en 1994, ses cicatrices demeurent. Les femmes ont dû surmonter le silence institutionnel, le manque de documentation médicale et surtout l'indifférence face à leur traumatisme. Elles ont dû créer leurs propres réseaux de soutien, chercher des avocats, réunir les preuves. Chaque témoignage collectif devient une arme contre l'oubli volontaire.

Une lutte qui résonnerait au-delà des frontières

Ce combat inspire les femmes africaines partout, notamment au Nigeria, au Kenya et en Ouganda, où des préoccupations similaires concernant l'accès au consentement éclairé dans les hôpitaux persistent. Ces femmes sud-africaines défrichent un chemin pour que d'autres puissent enfin être entendues. Leur résilience transforme une injustice en mouvement de changement : renforcer l'autonomie reproductive des femmes africaines et garantir que chaque femme soit maîtresse de son corps et de son destin.

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