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Bref S.,
21 Mar 2026 à 10:43
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi qu'il faudrait une composante terrestre pour renverser le régime iranien, alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran entre dans sa quatrième semaine. 

On ne peut pas gagner uniquement depuis les airs

On dit souvent qu'on ne peut pas gagner  qu'on ne peut pas faire de révolutions depuis les airs, c'est vrai, a déclaré Netanyahu lors d'une conférence de presse à Jérusalem jeudi. On peut faire beaucoup de choses à partir des airs mais il doit aussi y avoir une composante au sol, a-t-il ajouté, notant sans plus s'étendre qu'il existe de nombreuses possibilités pour cette composante terrestre, et je ne vous en dévoilerai pas davantage.

Le Premier ministre a affirmé que le peuple iranien doit se montrer à la hauteur du moment avant de prétendre qu'Israël et les États-Unis peuvent créer ces conditions, mais ils doivent, vous savez, ils doivent exploiter ces conditions à un certain moment.

Trump dit non, pour l'instant

Le président américain Donald Trump a assuré jeudi qu'il ne déployait pas de troupes au sol en Iran.  Si c'était le cas, je ne vous le dirais certainement pas, mais je ne déploie pas de troupes, a-t-il affirmé lors d'un point-presse à la Maison Blanche avec la Première ministre japonaise. 

Mais Trump avait déjà laissé la porte ouverte par le passé. Le 2 mars, il avait déclaré ne pas exclure l'envoi de troupes au sol si cela s'avérait nécessaire. Et samedi 8 mars, il avait évoqué un envoi possible pour contrôler les stocks d'uranium enrichi. Peut-être qu'à un moment nous le ferons. Ce serait formidable, avait-il lancé à bord d'Air Force One.

L'Iran, quatre fois plus grand que l'Irak

Une invasion terrestre de l'Iran serait un défi colossal. Le territoire iranien est près de quatre fois plus grand que celui de l'Irak. Préparées et organisées depuis des décennies en prévision d'un tel affrontement, les forces iraniennes se caractérisent par leur rusticité et leur résilience et ne devraient que fort difficilement rendre les armes face à de seules frappes aériennes. 

Les Gardiens de la Révolution et l'armée iranienne sont affaiblis après trois semaines de bombardements, mais restent une force considérable. Selon les analystes, même avec une capacité de frappes balistiques/aériennes fortement réduite, l'armée iranienne et les Gardiens de la Révolution seront encore en mesure de représenter une menace substantielle. 

Des objectifs qui divergent

Les commentaires de Netanyahu soulignent les objectifs divergents entre Israël et les États-Unis dans leur bombardement de l'Iran. Israël veut la chute totale du régime. Les États-Unis veulent détruire le programme nucléaire et affaiblir l'Iran, mais sans nécessairement s'enliser dans une guerre terrestre.

Lors de la conférence de presse, Netanyahu a également déclaré qu'Israël avait agi seul lors de ses frappes mercredi contre le champ gazier South Pars, le plus grand complexe gazier d'Iran partagé avec le Qatar. Trump a affirmé ne pas avoir approuvé ces frappes et que les États-Unis n'en savaient rien avant, avant de dire plus tard qu'il avait mis en garde contre l'attaque. Trois responsables israéliens ont toutefois dit au New York Times que la frappe avait été coordonnée avec l'administration Trump à l'avance.

Netanyahu veut envoyer des soldats. Trump dit non. Mais combien de temps cette position tiendra-t-elle si les bombardements ne suffisent pas à faire tomber le régime ? La guerre est loin, très loin d'être terminée


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