USA-Iran : un accord historique met fin à la guerre — signature vendredi à Genève
Trois mois et demi de guerre touchent à leur fin
Les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, a annoncé lundi le médiateur pakistanais. Une cérémonie de signature aura lieu vendredi 19 juin à Genève. Ce protocole d'accord a été négocié péniblement depuis des semaines et fixe les principes d'une cessation de la guerre, avant une nouvelle phase diplomatique de soixante jours destinée à résoudre les questions les plus épineuses.
Le détroit d'Ormuz rouvre, le pétrole va couler
L'annonce de Trump a été spectaculaire, comme à son habitude. « J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! », a écrit le président américain sur Truth Social, avant d'ajouter qu'il promettait « paix et sécurité à toute la région ». Le détroit d'Ormuz rouvre dès la signature, permettant la circulation d'un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures.
24 milliards de dollars débloqués, 60 jours pour le reste
Des négociations débuteront dans 60 jours sur quatre sujets : sanctions, nucléaire, reconstruction économique et mécanismes de suivi. L'accord prévoirait le déblocage de 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés durant cette période, selon la presse iranienne. Concrètement, les questions les plus épineuses l'avenir du programme nucléaire iranien, le sort des stocks d'uranium hautement enrichi, et la levée progressive des sanctions américaines restent à trancher dans cette seconde phase.
Réactions mondiales : soulagement et fierté affichée
Le secrétaire général de l'ONU António Guterres a salué l'accord, le qualifiant d'« étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit ». De son côté, l'Iran a affirmé avoir « imposé sa volonté divine et d'acier à des ennemis américains et sionistes humiliés ». Le vice-président américain JD Vance a fait savoir qu'il comptait assister à la cérémonie de Genève, et la participation de Donald Trump elle-même serait « possible ».
Trois mois et demi de guerre, des milliers de morts, une économie mondiale ébranlée et ce lundi, pour son 80e anniversaire, Trump a pu souffler. Vendredi à Genève, le monde retiendra son souffle pour une signature qui pourrait enfin stabiliser le Moyen-Orient. Mais 60 jours de négociations sur le nucléaire iranien s'annoncent déjà comme le vrai test.