La Premier League est une nouvelle fois en train de faire exploser les compteurs. À quelques jours de la reprise du championnat, les clubs anglais ont déjà consacré environ 2,7 milliards d’euros aux transferts de l’été, un rythme qui pourrait encore augmenter avant la fermeture du mercato. Chelsea domine notamment les dépenses avec environ 408 millions d’euros investis, tandis que Manchester City a déboursé une somme record pour Elliot Anderson et Chelsea a frappé fort avec Morgan Rogers. Six clubs anglais figurent déjà parmi les dix plus gros dépensiers du marché.
Cette folie n’est pas seulement liée à quelques milliardaires décidés à sortir le chéquier. La Premier League bénéficie de revenus commerciaux et télévisés considérables, avec des recettes attendues autour de 7,4 milliards de livres pour l’ensemble du championnat. Cette puissance permet même à des clubs qui ne jouent pas forcément le titre de réaliser des opérations que leurs concurrents étrangers auraient beaucoup plus de mal à financer. Tottenham, par exemple, a déjà investi près de 230 millions de livres cet été. Pendant ce temps, les autres grands championnats tentent de suivre, mais l’écart financier reste considérable.
Mais cette course aux dépenses soulève aussi une question : jusqu’où la Premier League peut-elle aller ? Le championnat anglais reste extrêmement rentable, mais collectivement, les clubs n’ont plus affiché de bénéfice depuis 2017-2018, tandis que de nouvelles règles cherchent désormais à limiter les dépenses liées aux joueurs à une proportion des revenus. Le paradoxe est donc total : plus la Premier League gagne d’argent, plus ses clubs semblent obligés de dépenser pour rester compétitifs. Et avec encore plusieurs jours de mercato, le record pourrait bien continuer à grimper.