À quelques mois de l'élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027 à Rabat, le scénario prend une tournure de plus en plus inévitable. Infantino, acculé par une coalition qui grossit chaque semaine, fait désormais face à un adversaire inattendu : la France.
Philippe Diallo bascule dans l'opposition
Selon L'Équipe, Philippe Diallo ne votera pas en l'état pour le dirigeant suisso-italien. Si la FFF ne s'est pas encore officiellement prononcée, comme l'Italie ou l'Espagne, elle ne devrait pas apporter son soutien à Infantino. Le patron de la FFF souhaite attendre le prochain comité exécutif du 8 septembre pour évoquer la question avec les autres membres du gouvernement du foot français, afin de ne pas donner l'impression d'agir seul.
Ce basculement est symboliquement fort. La France, traditionnellement prudente dans les batailles de gouvernance du football mondial, rejoint ainsi un bloc anti-Infantino qui dépasse désormais le cadre européen. Diallo sera même, selon nos informations, un opposant actif pas simplement un abstentionniste.
Un rapport de force mathématiquement défavorable à Infantino
La coalition qui se dessine commence à ressembler à un étau. L'UEFA dispose de 55 voix, l'AFC de 47 et la Concacaf de 41. En cas d'alignement, ces trois confédérations représentent à elles seules 143 voix suffisant pour forcer le départ d'Infantino lors d'un vote de confiance, puisqu'il suffit de 106 fédérations votant contre lui pour le pousser vers la sortie.
La procédure est claire : le Conseil de la FIFA peut organiser une réunion d'urgence motivée par une décision à la majorité de ses 37 membres, soit 19. Un vote de confiance s'ensuivrait parmi les 211 fédérations, tranché à la majorité simple. Les chiffres, aujourd'hui, jouent contre Infantino.
Un homme seul face à la tempête
En quelques semaines, la situation du président de la FIFA a radicalement changé. Licenciement de Kevin Lamour, son numéro 3, après que ce dernier a osé critiquer publiquement son projet. Plainte de FairSquare pour l'exclure des prochaines élections. Lettre ouverte de l'UEFA, de l'AFC et de la Concacaf. Révélations du Telegraph sur sa vie privée à l'UEFA. Perte de soutien de la FA anglaise, des fédérations galloise et irlandaise. Et maintenant, la FFF.
Celui qui se rêvait en homme fort du football mondial jusqu'en 2031 se retrouve dans une situation d'isolement croissant. La question n'est plus de savoir s'il partira, mais quand et si ce sera de son propre chef ou sous la contrainte.