Le suspense n'a duré que quelques heures. Hervé Renard a été nommé ce mardi à la tête de la sélection tunisienne pour prendre la suite de Sabri Lamouchi, démis de ses fonctions au lendemain de la déroute des Aigles de Carthage face à la Suède (5-1). Un changement express, en pleine compétition.
Le président de la Fédération tunisienne de football, Moez Nassari, a confirmé l'accord officiel : Renard prendra les rênes de l'équipe nationale jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2026. Le Français arrivera dès mardi à Monterrey où il dirigera dès son arrivée la première séance d'entraînement avec un groupe encore sous le choc de l'humiliation suédoise.
Le profil n'est pas anodin. Double vainqueur de la CAN avec la Zambie en 2012 et la Côte d'Ivoire en 2015, ancien sélectionneur de l'équipe de France féminine lors du Mondial 2023 et des JO de Paris 2024, Renard était libre depuis la fin de sa deuxième aventure avec l'Arabie saoudite en avril dernier. Il avait notamment marqué l'histoire en menant les Saoudiens à une victoire historique face à l'Argentine, future championne du monde, lors du Mondial 2022. Un pompier de luxe, habitué aux missions impossibles.
Lamouchi n'est pas le premier sélectionneur à être limogé en pleine Coupe du monde. Henryk Kasperczak avait connu le même sort avec la Tunisie en 1998, tout comme les sélectionneurs sud-coréen et saoudien cette année-là. Renard, lui, a fort à faire : la Tunisie est sommée de réagir dès samedi contre le Japon si elle ne veut pas voir son aventure mexicaine s'arrêter brutalement.
Mission sauvetage activée. Renard a quatre jours pour faire des miracles.