Lyon rêvait de retrouver la Ligue des champions six ans après sa dernière participation, mais la soirée a viré au cauchemar. Battu 2-1 par Fenerbahçe au Groupama Stadium après le nul 1-1 obtenu à l’aller, l’OL s’est incliné 3-2 sur l’ensemble des deux rencontres et voit son rêve européen s’envoler. Le plus frustrant pour les Lyonnais reste sans doute cette première période complètement ratée, durant laquelle Fenerbahçe a pris l’avantage avant que l’OL ne réagisse après la pause. Lyon a même cru plusieurs fois pouvoir renverser la situation, avec notamment deux buts finalement annulés par la VAR. Une soirée de regrets qui pourrait également avoir des conséquences importantes sur le projet du club, la qualification en Ligue des champions représentant un enjeu sportif et financier majeur.
Mais c’est surtout Paulo Fonseca qui a marqué les esprits après la rencontre. Interrogé sur ses choix et notamment sur la gestion de son banc, l’entraîneur portugais a visiblement très mal vécu les critiques. « C’est toujours la même question. Je suis habitué. Qu’est-ce que je peux vous dire ? À la fin du match, c’est très facile de parler », a-t-il d’abord répondu, avant de lâcher, avec une ironie mêlée d’agacement : « Peut-être que je suis un entraîneur de merde. » Une phrase brutale, prononcée dans le contexte d’une soirée particulièrement difficile pour le technicien lyonnais, alors que ses changements et le manque d’intensité de son équipe en première période étaient au cœur des interrogations.
Cette sortie ressemble surtout au cri de frustration d’un entraîneur qui sait que son équipe vient de laisser passer une énorme occasion. Fonseca ne s’est pas réellement déclaré « mauvais » : il a répondu de manière sarcastique à une question qu’il jugeait répétitive sur son coaching. Mais derrière l’ironie, la déception est bien réelle. L’OL devra désormais digérer cette élimination et se tourner vers la suite de sa saison, tandis que Fonseca pourrait devoir composer avec une conséquence encore plus inquiétante : sans la Ligue des champions, le club pourrait être contraint de revoir certains plans et même de vendre des joueurs. Une soirée, une élimination et une phrase qui résument parfaitement la frustration lyonnaise : “Peut-être que je suis un entraîneur de merde.” À Lyon, elle risque de résonner encore longtemps.