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Credit Photo : Getty Images
Afolabi B.,
14 Jan 2026 à 16:47
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Il y a des soirs où le football ne se raconte pas : il se vit. Ce mercredi, la CAN 2025 ouvre ses demi-finales avec un parfum de déjà-vu et de revanche. Sénégal–Égypte à 18h à Tanger : une affiche qui porte en elle des cicatrices et des souvenirs, une rivalité devenue scénario. Puis, Nigeria–Maroc à 21h à Rabat, comme un duel de puissance et d’orgueil face à un pays hôte qui ne veut pas seulement organiser la fête… mais la gagner.

La première demi-finale, c’est un face-à-face qui s’écrit presque tout seul : Sadio Mané contre Mohamed Salah, deux monuments, deux destins, deux nations qui savent ce que “souffrir pour gagner” veut dire. L’Égypte arrive avec l’élan d’un match renversant contre la Côte d’Ivoire (3-2), porté par un Salah qui assume enfin son obsession : soulever la CAN. Le Sénégal, lui, avance comme une armée sûre d’elle, solide, froide, prête à transformer chaque duel en verdict. Et au milieu de tout ça, l’électricité d’une rencontre “à narration”, que la CAF elle-même présente comme un rendez-vous chargé d’histoire, de fierté et d’honneur.

Ensuite viendra le Maroc, à domicile, avec une pression qui peut broyer… ou transcender. Les Lions de l’Atlas ont déjà envoyé un message en sortant le Cameroun (2-0) et en rallumant un vieux rêve : revenir tout en haut, devant leur public. Mais le Nigeria, c’est l’autre loi de ce tournoi : athlétique, tranchant, imprévisible, capable de te faire payer la moindre hésitation. Ce soir, il n’y aura pas de “petit match”. Il y aura des minutes qui pèsent une carrière, des silences qui valent un but, des éclats qui font naître une finale. La CAN ne demande pas la permission : elle choisit ses notes, et elle écrit sa musique sur les nerfs.


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