Depuis l’élimination face au Nigeria samedi dernier, le football algérien ne se joue plus vraiment sur le terrain. Il se joue sur les plateaux télé, sur les réseaux sociaux et dans une avalanche de polémiques qui ont presque éclipsé le match lui-même.
Au lieu d’analyser froidement les limites affichées sur le terrain manque d’efficacité, gestion du tempo, erreurs défensives le débat a rapidement basculé ailleurs : arbitrage contesté, complot supposé, décisions “suspectes”. Le scénario est devenu familier. Quand ça gagne, c’est le talent. Quand ça perd, c’est forcément autre chose.
Ce tapage post élimination donne l’impression que la défaite est devenue inacceptable, presque impossible à assumer. Pourtant, le Nigeria n’a rien volé : intensité, discipline et réalisme ont fait la différence. Des ingrédients simples, mais décisifs.
Le vrai problème n’est peut-être pas la défaite, mais la manière de la vivre. Car à force de crier au scandale après chaque revers, on finit par masquer les vrais chantiers : le renouvellement, la gestion mentale, la constance au haut niveau.
Le football africain avance. Ceux qui refusent d’accepter la défaite risquent surtout de prendre du retard, pendant que les autres corrigent, progressent… et gagnent.