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Credit Photo : Getty Images
Afolabi B.,
23 Jun 2026 à 12:00
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En Afrique de l’Ouest, une industrie souterraine prospère. Des milliers de jeunes hommes s’enferment dans des « académies » de cybercriminalité, non pas par choix, mais par désespoir. Le mécanisme est redoutable : promesses d’emploi lucratif, menaces voilées, isolement psychologique. Ces structures fonctionnent comme des piránhas du numérique, dévorant l’avenir de générations entières. La fraude, l’usurpation d’identité, l’arnaque sentimentale : des millions d’euros circulent chaque mois. Les victimes ? Souvent des Occidentaux. Les bourreaux ? Des jeunes Africains endettsés, menaçés, piégés.

La machine du piège : recrutement et dépendance

Comment ça fonctionne ? D’abord le mirage : « Gagne 500 euros par mois », crie l’affiche sur les réseaux sociaux. Un jeune désempáré du Ghana, de Côte d’Ivoire ou du Mali clique. Il arrive à l’académie. Puis arrive le choc : formation forçée, absence de sortie, surveillance permanente. Les instructeurs utilisent la violence verbale, les menaces contre les familles, les punitions physiques. Les gains promis ? Dilusés ou non payés. Certains jeunes restent piégés pendant des mois, dés espérés, sans moyen de s’échapper. Comprendre ces mécanismes, c’est exposer un système de traînage moderne.

L’onde de choc dans la diaspora africaine

En Europe, en Amérique du Nord, en Australie, la diaspora africaine se pose des questions troublantes. Ces cybercriminels, ce sont leurs cousins, leurs voisins de quartier, les fils de leurs amis. Des ménages s’effondrent quand un jeune homme part en Côte d’Ivoire pour « travailler » et devient criminel malgré lui. Les communautés ouest-africaines en exil alertent : stopper ce fléau exige action collective, réinsertion, transparence. Démantéler ces académies, c’est sauver l’Afrique de demain.

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