Un dossier de police américain confidentiel vient de fuiter, et il révèle l'ampleur terrifiante des menaces qui ont visé Lionel Messi pendant la Coupe du Monde 2026. L'Argentin, alors âgé de 39 ans, était la cible principale d'un réseau de menaces terroristes, de harcèlements et de complots qui ont mobilisé le FBI et les services de sécurité internationaux tout au long du tournoi.
« Je vais faire exploser Messi avec 4 bombes sur mon corps »
Le rapport, révélé par le journal espagnol Informacion.es et relayé par plusieurs médias internationaux dont Marca, le Daily Star et TalkSport, détaille plusieurs incidents particulièrement graves.
Le premier a eu lieu avant le match de l'Argentine contre la Jordanie à Dallas. Un homme a appelé l'aéroport de Dallas et annoncé qu'il se rendait au stade avec deux complices, armés de bombes artisanales et d'un fusil AR-15. Dans son message, il a menacé d'attaquer « les policiers et les joueurs des deux équipes », tout en faisant une mention spéciale de Lionel Messi.
Un second incident, encore plus glaçant, a visé le match de l'Argentine contre l'Égypte à Atlanta le 7 juillet. Un utilisateur du réseau social X a publié : « Je suis sur le point d'entrer dans le stade d'Atlanta et de faire exploser Messi avec quatre bombes attachées à mon corps ». Pendant ce même match, un autre homme a contacté la police pour signaler qu'il avait placé trois engins explosifs dans les poubelles du stade. Des équipes de déminage et des chiens renifleurs ont immédiatement été dépêchés pour fouiller l'enceinte.
Un dispositif de sécurité international
Toutes ces menaces ont été traitées dans le cadre d'une opération de sécurité conjointe impliquant le FBI et le Centre de coopération policière internationale (IPCC). Le dossier, qui couvre l'ensemble du tournoi co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, révèle que Messi a été le joueur ayant attiré le plus grand nombre de menaces terroristes durant la compétition.
Mais l'Argentin n'était pas le seul dans le collimateur. Cristiano Ronaldo a également fait l'objet d'un harcèlement incessant. Un employé de la FIFA a signalé un « homme suspect » qui recherchait des informations sur l'hébergement du Portugais. Plusieurs arrestations ont eu lieu : à Houston, un homme a été interpellé dans l'hôtel de Ronaldo après avoir tenté de monter dans l'ascenseur avec lui. Un autre incident similaire s'est produit à Toronto.
6000 messages de mort pour l'arbitre
Les menaces ne se limitaient pas aux joueurs. L'arbitre français François Letexier, qui avait officié lors du match Argentine-Égypte, a reçu plus de 6000 messages WhatsApp menaçants après la rencontre. L'arbitre vidéo Willy Delajod a également été visé par des messages abusifs et des menaces de mort.
Plusieurs autres joueurs ont été ciblés après des performances décevantes. L'attaquant norvégien Alexander Sørloth et sa femme ont reçu des menaces après un raté. Le Colombien Jaminton Campaz, auteur d'un penalty manqué, a été contraint de ne pas rentrer dans son pays avec le reste de l'équipe. Le sélectionneur sud-coréen Hong Myung-bo et toute son équipe ont dû être escortés par un important dispositif policier jusqu'à l'aéroport après des menaces de mort.
Kylian Mbappé a également été visé par des insultes xénophobes après le match France-Paraguay, au point qu'une effigie à son image a été brûlée et diffusée sur les réseaux sociaux au Paraguay.
Messi sauvé par le dispositif de sécurité
Aucune des menaces n'a abouti, grâce à un dispositif de sécurité sans précédent déployé par les autorités américaines. Mais la révélation de ce dossier, plusieurs semaines après la fin du tournoi, pose la question de la transparence : les joueurs et le public étaient-ils informés de l'ampleur réelle des risques ?
Pour Messi, qui a mené l'Argentine à la finale du Mondial avant de s'incliner face à l'Espagne, cette Coupe du Monde 2026 restera celle où il a été, plus que jamais, la cible numéro un pas seulement des défenseurs adverses, mais de la folie meurtrière de quelques individus.