Un drame frappe le Zimbabwe. Mardi 11 août 2026, un bateau de transport a chaviré sur le lac Kariba, dans le nord du pays, faisant au moins 15 morts et 27 personnes toujours portées disparues à l'heure où les secours poursuivent leurs opérations.
Le drame
Ce ferry assurait la liaison entre la ville de Kariba et plusieurs îles et villages de pêcheurs sur ce lac artificiel à la frontière nord du Zimbabwe et la Zambie. Il a chaviré mardi à la suite de mauvaises conditions météorologiques et de fortes vagues. Le navire, d'une capacité de 90 personnes, comptait à son bord 5 membres d'équipage et 114 passagers adultes, et transportait également un nombre non précisé d'enfants n'ayant pas l'âge requis pour être munis d'un billet.
Un témoin a confié à l'AFP la violence soudaine du drame : « Une vague a frappé le bateau, affecté le moteur et provoqué son arrêt. » Un autre témoignage glaçant est venu de Maxton Kanhema : « En peu de temps, il y a eu des corps dans l'eau, c'était triste à voir. » Un signal de détresse a été immédiatement émis, et plusieurs embarcations se sont rendues sur place. Le parc national de Matusadona voisin a dépêché un hélicoptère, tandis que des plongeurs participaient aux recherches.
Surcharge et mauvais temps
Un témoin a indiqué à l'AFP que le bateau est parti comme à son habitude, malgré le mauvais temps. Le navire transportait en réalité bien plus de passagers que sa capacité officielle ne l'autorisait, un phénomène malheureusement récurrent sur ces liaisons lacustres desservant des communautés de pêcheurs enclavées. Les 77 passagers secourus ont été mis en sécurité sur Long Island, au milieu du lac.
Un lac meurtrier
Le lac Kariba, situé à plus de 300 kilomètres au nord-ouest de la capitale Harare, constitue le plus grand lac artificiel du monde en volume. Il est aussi l'un des plus dangereux : ses eaux peuvent se transformer en quelques minutes sous l'effet de vents violents et de vagues imprévisibles. Ce type de naufrage n'est malheureusement pas inédit dans la région, où les embarcations surchargées naviguent régulièrement malgré des conditions climatiques instables. Le bilan, encore provisoire, risque de s'alourdir.