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Credit Photo : Getty Images
Afolabi B.,
02 Sep 2026 à 20:00

Le projet de développement pétrolier du lac Albert en Ouganda, porté par TotalEnergies, approche de son entrée en production. Cependant, ce dossier demeure hautement contentieux entre Kampala et Kinshasa. La République démocratique du Congo conteste le calendrier et les modalités d'exploitation de cet or noir situé dans une zone frontalière sensible. Bruxelles réclame une exploitation équitable et une concertation réelle entre les deux États avant le démarrage effectif des opérations.

Un différend géopolitique ancien

Le lac Albert, partagé entre l'Ouganda et la RDC, renferme des réserves pétrolières estimées à plusieurs milliards de barils. Depuis des années, les deux nations n'ont pas finalisé un cadre de coopération satisfaisant pour l'exploitation de ces ressources. La RDC affirme que le projet ougandais, en cours de développement par TotalEnergies, préjuge de négociations bilatérales encadrant le partage des hydrocarbures frontaliers. Kinshasa estime que Kampala avancé trop rapidement sans tenir compte des préoccupations légitimes de sa voisine, notamment en matière environnementale et d'équité dans le partage des revenus.

Les enjeux économiques et environnementaux

TotalEnergies, major française, a investi massivement dans ce projet ougandais. Son accélération crée une tension nouvelle dans les négociations régionales. Pour la RDC, l'enjeu est double : garantir une part équitable des revenus pétroliers et assurer que l'exploitation respecte les normes environnementales, particulièrement dans une région fragile. Les deux pays devront construire un cadre jur idique stable pour valoriser durablement ces ressources partagées.

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