Le FC Barcelone a officiellement déposé une demande de conciliation contre Florentino Pérez pour diffamation, suite aux accusations du président madrilène liées à l'affaire Negreira. Une audience est fixée au 25 novembre à Madrid. Si Pérez ne retire pas ses propos, le Barça portera plainte au pénal.
Les propos qui ont tout déclenché
Lors d'une conférence de presse tenue le 12 mai 2026, Florentino Pérez a qualifié l'affaire Negreira de « plus grand scandale de l'histoire » et de « corruption systémique » . Il a affirmé que le Real Madrid avait été « volé de sept titres de champion » et que 18 points lui avaient été retirés cette saison par les arbitres .
Le président madrilène a également annoncé son intention de transmettre à l'UEFA un dossier de 500 à 600 pages sur les paiements effectués par le Barça à José María Enríquez Negreira, ancien vice-président du Comité technique des arbitres espagnols, entre 2001 et 2018 .
La riposte judiciaire du Barça
Le FC Barcelone a réagi dès le lendemain en annonçant que son service juridique examinait « attentivement » les déclarations de Pérez . Le 12 juin 2026, le club catalan a franchi un cap en déposant une demande de conciliation préalable devant la justice madrilène .
Cette procédure, prévue par l'article 205 du Code pénal espagnol, est une étape obligatoire avant toute plainte pénale pour diffamation. L'objectif affiché : obtenir de Pérez qu'il retire ses propos, jugés « diffamatoires et offensants pour l'image et la réputation du club » .
Le communiqué du Barça précise : « Si cette demande n'est pas dûment traitée, le FC Barcelone engagera la procédure de dépôt de plainte pénale correspondante » .
Ce qui attend Florentino Pérez
L'audience de conciliation est fixée au 25 novembre 2026, à 9h40, dans les salles 1 et 2 du tribunal de Madrid . Deux scénarios se présentent :
· Pérez ne se présente pas : la conciliation sera considérée comme ayant eu lieu, mais la procédure judiciaire suivra son cours .
· Pérez se présente mais refuse de se rétracter : le Barça passera à l'étape suivante en déposant une plainte au pénal .
Si le Barça, de son côté, ne se présentait pas, sa demande serait considérée comme abandonnée et le dossier classé.
Un contexte déjà explosif
Le vice-président du Barça, Rafael Yuste, avait prévenu dès mai : « Le nom du Barça, ce blason, personne ne le salit. Nous irons les chercher, parce que nous avons l'avantage » .
De son côté, Pérez a admis que « la relation avec le Barça est complètement rompue », ajoutant : « Quand j'ai découvert cela, je ne voulais plus avoir affaire à un club qui paie des arbitres depuis vingt ans » .
Ce dossier judiciaire s'ajoute à une guerre institutionnelle déjà ouverte entre les deux clubs, sur fond d'affaire Negreira et de relations diplomatiques au bord de la rupture.