Le plus grand événement sportif de la planète commence dans la tension. À 48 heures du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, des milliers de manifestants bloquent mardi le principal accès au stade Aztèque de Mexico, où doivent se tenir jeudi la cérémonie d'ouverture et le tout premier match du tournoi entre le Mexique et l'Afrique du Sud.
Derrière cette mobilisation, un groupe dissident du puissant syndicat de l'éducation CNTE, qui manifeste depuis la semaine dernière pour exiger une augmentation de salaire et l'abrogation d'une loi controversée sur les retraites, que le gouvernement juge irréalisable. "On veut atteindre le stade", a lancé l'un des manifestants à l'AFP. "Le gouvernement a apporté certaines réponses, mais elles ne nous satisfont pas. La lutte continue."
La situation est explosive. Des milliers de policiers ont été déployés aux abords de l'Aztèque, des barrières en béton installées en travers des routes pour bloquer l'avancée des manifestants. Les enseignants ont également monté un campement à quelques mètres du Zocalo, la place centrale de Mexico transformée en zone officielle pour les supporters, et ont déjà lancé un appel à manifester jeudi, le jour même du match d'ouverture. La présidente Claudia Sheinbaum a qualifié ces actions de "provocation", mais a exclu pour l'heure tout ordre de répression policière.
L'Aztèque accueille le Mondial pour la troisième fois de son histoire après 1970 et 1986. Il devait être une fête. Pour l'instant, c'est un champ de tensions. Jeudi, le monde aura les yeux rivés sur Mexico.