Le Togo voulait confirmer. Il repart de Ndola avec des questions. Quatre jours après sa victoire 1-0 contre le Burundi, les Éperviers se sont inclinés 2-0 face à la Zambie pour leur deuxième match des éliminatoires de la CAN 2027. Et cette fois, le contenu laisse un goût beaucoup plus amer. Le Togo a été surpris dès la 2e minute par Albert Kangwanda, avant de courir derrière le score pendant pratiquement toute la rencontre. Malgré plusieurs tentatives pour revenir, les hommes de Patrice Neveu ont longtemps manqué de précision dans les derniers mètres.
Le problème est justement là. Le Togo semble avoir beaucoup de mal à transformer ses temps forts en véritables occasions de but. Face au Burundi, les Éperviers avaient déjà dû s’appuyer sur leur solidité pour préserver leur courte avance. À Ndola, cette faiblesse offensive est devenue beaucoup plus visible. Le sélectionneur Patrice Neveu a lui-même reconnu après la rencontre que son équipe n’avait pas suffisamment finalisé ses actions et n’avait pas assez mis en danger le gardien zambien. Même lorsqu’elle a davantage pris le jeu à son compte en seconde période, la sélection togolaise n’a pas trouvé la solution. Et lorsque les Éperviers ont poussé pour égaliser, la Zambie a finalement porté le coup de grâce dans le temps additionnel avec le but d’Eliya Mandanji à la 90e+5.
Cette défaite ne condamne évidemment pas la campagne togolaise, mais elle rappelle une réalité : il faudra beaucoup plus que de la bonne volonté pour retrouver la CAN. Le Togo compte désormais une victoire et une défaite après deux journées, dans un groupe où l’Algérie reste l’un des principaux favoris. La sélection est encore en reconstruction et Patrice Neveu le reconnaissait lui-même avant cette rencontre. Mais si les Éperviers veulent réellement changer de dimension, ils devront rapidement régler ce problème d’efficacité offensive. À Ndola, ils ont montré du courage. Ce qui leur a manqué, c’est le danger.