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Credit Photo : Getty Images
Afolabi B.,
13 Jan 2026 à 10:59
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Samedi 10 janvier 2026 à Marrakech, l’Algérie tombe en quarts de finale contre le Nigeria (0-2). Et au lieu d’un diagnostic froid, on a vu un match se prolonger dans les couloirs : arbitre escorté, tension, déclarations amères, cible unique — l’arbitrage. À cet instant précis, l’équipe n’a plus seulement perdu une rencontre : elle a perdu la maîtrise de son récit. Parce qu’à la CAN, quand tu sors, tu peux expliquer… mais tu ne peux pas remplacer le football par la plainte.

Oui, une fédération peut contester. Oui, une décision peut faire basculer une soirée. Mais la ligne rouge, c’est quand la contestation devient l’alibi officiel, et que tout le reste disparaît : le contenu, les temps faibles, l’absence de solutions, la gestion émotionnelle. On parle déjà d’actions auprès des instances (CAF/FIFA), comme si un dossier allait requalifier un quart de finale. À ce rythme, l’Algérie ne cherche pas seulement justice : elle cherche un raccourci. Or il n’y en a pas — ni pour un titre, ni pour une reconstruction.

Le paradoxe est cruel : en phase de groupes, l’Algérie avait montré des choses, même des signaux rassurants, avec une dynamique solide et des victoires (dont un 3-1 contre la Guinée équatoriale). La CAN 2025 au Maroc devait être celle du retour, après des désillusions récentes — pas celle d’un procès permanent. Le vrai virage est là : arrêter de réclamer tout (respect, réparation, scandale) et commencer à réclamer l’essentiel — un plan de jeu clair, une identité, une exigence mentale. Parce qu’une grande sélection ne se définit pas par la force de ses protestations, mais par sa capacité à regarder la défaite en face… et à travailler.


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