Donald Trump a signé un décret présidentiel visant à réduire drastiquement le rôle du ministère de l'Éducation, jeudi 20 mars. Incapable de le supprimer sans l'aval du Congrès, il mise sur un transfert massif des compétences aux États. Ce geste, applaudi par les conservateurs, s'inscrit dans une volonté de redéfinir l'administration fédérale et de marquer son second mandat d'une réforme idéologique forte.
Le président justifie sa décision par les mauvais résultats scolaires des élèves américains, s’appuyant sur l’évaluation nationale NAEP de 2024. Selon cette étude, 70 % des collégiens se situent sous le niveau de lecture courante et 72 % sous celui requis en mathématiques. Toutefois, Trump omet de mentionner l'impact du Covid-19, qui a conduit à des fermetures prolongées des écoles et à des retards pédagogiques majeurs. De nombreux experts dénoncent une réforme précipitée qui ne répond pas aux véritables défis éducatifs.
Ce décret ouvre la voie à un bras de fer avec le Congrès et les défenseurs de l’éducation publique. La suppression de la moitié des effectifs du ministère a déjà été engagée, mais l’avenir des financements fédéraux pour les écoles reste incertain. Alors que les États devront assumer de nouvelles responsabilités, la réforme suscite de vives inquiétudes quant à l’égalité des chances et à la qualité de l’enseignement à l’échelle nationale.