Le Paris Saint-Germain continue de peser sur les décisions de la Ligue de Football Professionnel. Pour mieux préparer son quart de finale de Ligue des champions contre Aston Villa, le club de la capitale a fait pression pour reporter son match contre Nantes, initialement programmé le 13 avril. La LFP a cédé et a décalé la rencontre au 22 avril, offrant ainsi six jours de repos aux Parisiens avant leur déplacement en Angleterre. Cette faveur a immédiatement réveillé les tensions au sein du football français.
Lille, éliminé en huitième de finale de la Ligue des champions par Dortmund, a de quoi s'indigner. Les Dogues avaient demandé un report similaire pour mieux aborder leur affrontement contre le club allemand, mais leur requête avait été rejetée. Une inégalité de traitement qui suscite la colère des autres clubs français, et qui renforce l'impression d'un PSG avantagé dans les décisions de la Ligue.
Le FC Nantes, de son côté, a tenté de négocier pour limiter l'impact de ce changement. Le club nantais a obtenu de jouer son match précédent contre Rennes le 18 avril afin de ne pas subir un calendrier trop intense avant d'affronter le PSG. Mais au-delà de ces arrangements, une question persiste : la LFP doit-elle continuer à adapter son calendrier au bon vouloir du club parisien, quitte à créer des inégalités flagrantes en championnat ?