Le Maroc vient de franchir une étape politique inédite. Le 29 septembre 2026, le roi Mohammed VI a nommé Fatima Ezzahra El Mansouri cheffe du gouvernement, six jours après les élections législatives remportées par son parti, le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM). Âgée de 50 ans, cette avocate et ancienne maire de Marrakech devient la première femme à occuper cette fonction dans le royaume. Le PAM est arrivé en tête du scrutin avec 97 sièges sur les 395 de la Chambre des représentants, sans disposer à lui seul de la majorité absolue.
Cette nomination ouvre maintenant la phase de formation du gouvernement. Chargée par le roi de constituer la nouvelle équipe, Fatima Ezzahra El Mansouri doit mener des consultations avec les autres formations politiques afin de réunir une majorité parlementaire. Le PAM devra donc négocier avec ses partenaires potentiels pour transformer sa première place électorale en coalition capable de gouverner. Les discussions porteront notamment sur la composition de l’exécutif et les priorités du programme gouvernemental.
Au-delà de cette première historique pour les femmes marocaines, le prochain enjeu est désormais politique : la capacité de la nouvelle cheffe du gouvernement à former une majorité et à concrétiser les engagements du PAM. Les négociations entre les partis détermineront la composition de l’équipe appelée à conduire les prochaines années de politique publique. La portée de cette nomination se mesurera donc aussi aux choix du gouvernement et aux résultats qu’il parviendra à obtenir.