Le Mondial 2026 accumule les images de cauchemar. Un cadavre en état de décomposition avancée a été retrouvé dans le coffre d'un SUV gris immatriculé en Californie, garé sur le parking d'un supermarché en face du stade Caliente de Tijuana, le stade où s'entraîne chaque jour la sélection iranienne depuis son arrivée au Mexique dimanche.
La scène est sordide dans ses détails. Lorsque la police a ouvert le véhicule, alertée par une forte odeur, une puanteur insupportable s'est dégagée. Le parquet de Tijuana a confirmé : "En inspectant le véhicule, la patrouille a constaté, à l'arrière du coffre, la présence d'une personne enveloppée dans un sac noir, présentant des traces de violence." Des spécialistes ont examiné le corps sur place avant de l'évacuer. Une enquête a été ouverte pour identifier la victime. Aucun lien n'a été établi entre cette affaire criminelle et la Coupe du monde ou l'équipe d'Iran.
Le timing est glaçant. Le cortège de la sélection iranienne, escorté par plusieurs véhicules remplis de soldats de la garde nationale lourdement armés, est sorti du stade quelques minutes à peine après l'évacuation du corps. La sécurité autour des joueurs est maximale depuis leur arrivée et ce fait divers rappelle brutalement pourquoi. Tijuana figure parmi les villes les plus meurtrières du Mexique, avec plus de 1 200 homicides enregistrés en 2025.
La proximité du lieu avec le camp d'entraînement soulève des interrogations légitimes sur la sécurité autour du tournoi. Le Mondial est censé être une fête. À Tijuana, la réalité rattrape le football.