L'Espagne est championne du monde. Pour la deuxième fois de son histoire, après le sacre au Mondial 2010 en Afrique du Sud, la Roja a décroché le titre suprême en dominant l'Argentine (1-0 après prolongation) au MetLife Stadium de New York ce dimanche 19 juillet 2026. Le héros de la soirée se nomme Ferran Torres, celui-là même qui avait dit oui au PSG quelques semaines plus tôt, auteur du seul but de la finale à la 106e minute.
La rencontre a été d'une intensité folle. Accrochée dans le temps réglementaire malgré la domination espagnole, la finale a été bouleversée à la 90e minute par un carton rouge infligé à Enzo Fernández, laissant l'Argentine à dix pour toute la prolongation. Dès la reprise, Nico Williams a déposé un centre parfait sur la tête de Ferran Torres, qui a repris le ballon d'une frappe foudroyante pour briser le gardien Dibu Martínez. L'Espagne explosait de joie. Messi baissait la tête. Le témoin passait d'une génération à l'autre.
Car c'est l'image de cette finale : Lionel Messi, 39 ans, qui dispute probablement le dernier match de sa carrière en Coupe du monde, face à Lamine Yamal, 19 ans, qui entame la sienne. Le plus grand de tous a tout tenté, mais la jeunesse, l'énergie et la maîtrise collective de Luis de la Fuente ont eu raison du champion en titre. L'Espagne signe un triplé historique : championne du monde, championne d'Europe, et désormais la seule nation à avoir remporté deux fois le Mondial au XXIe siècle.
Après 39 jours, 104 matchs, des scandales d'arbitrage, une épidémie d'Ebola, des fusillades et des controverses politiques qui ont parasité la plus grande fête du football, c'est la Roja qui lève le trophée. Lamine Yamal, Ferran Torres, Rodri, Olmo, ce sont eux les rois du monde. Et ce Mondial 2026, malgré tout, restera dans les mémoires pour toujours.