La guerre est déclarée. Ce lundi, l'UEFA a publié un communiqué d'une violence rare contre la FIFA, après la décision controversée d'annuler la suspension automatique de Folarin Balogun permettant à l'attaquant américain de jouer les huitièmes de finale contre la Belgique ce soir à Seattle.
"La décision prise hier de suspendre, à titre probatoire pour une durée d'un an, l'application de la suspension automatique d'un match suite au carton rouge infligé au joueur Folarin Balogun a franchi une ligne rouge", écrit l'UEFA dans son communiqué. La suite est encore plus cinglante : "La suspension automatique d'un match minimum suite à un carton rouge n'est pas une option discrétionnaire et ne requiert pas la décision d'une instance compétente pour être mise en œuvre. Il s'agit d'un principe inscrit dans le règlement, qui ne saurait faire l'objet d'exceptions, a fortiori en cours de tournoi, alors que plusieurs autres joueurs se sont trouvés dans la même situation et ont purgé leur suspension sans problème."
La Fédération royale belge de football a de son côté déclaré être "étonnée" d'une décision en "contradiction directe" avec les propres règles de la FIFA, et se dit en train d'"examiner toutes les options potentielles" pour "sauvegarder les droits légitimes de toutes les équipes participantes." L'entraîneur belge Rudi Garcia, lui, n'a pas mâché ses mots : "Je ne savais pas qu'à la Coupe du Monde de la FIFA, le 5 juillet est le 1er avril et que c'est le jour du poisson d'avril."
Le Commissaire européen chargé de la Jeunesse, de la Culture et du Sport a également réagi, estimant que "c'était la mauvaise décision" et que "les décisions sur les règles sportives appartiennent aux instances sportives, pas aux politiciens." Pendant ce temps, Trump continuait de remercier Infantino sur Truth Social. Le football mondial regarde, médusé.