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Credit Photo : Getty Images
Afolabi B.,
12 Feb 2026 à 15:00
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La cuisine est un terrain d’apprentissage sensuel parce qu’elle mobilise les cinq sens et met le corps en mouvement. On s’y frôle, on s’y observe, on y coordonne des gestes. Couper, malaxer, goûter du bout des doigts : ce sont des actions concrètes qui rappellent une idée essentielle en éducation relationnelle — l’intimité se construit souvent par des micro-gestes, pas par des grandes déclarations. Donner à manger, proposer une bouchée, laisser l’autre choisir : ce sont déjà des formes de soin, de respect et d’attention.

Les aliments dits “aphrodisiaques” valent surtout par la mise en scène et l’accord mutuel. Fraise, miel, figue, avocat, chocolat, piment : ce n’est pas la promesse magique qui compte, mais la façon de partager. En pratique, on retient trois règles éducatives : 1) demander et écouter (“tu aimes ça ? tu veux essayer ?”), 2) rester simple et sécurisant (attention au piment sur la peau, aux allergies, à l’alcool), 3) privilégier la lenteur (le désir s’installe quand on prend le temps). Le repas devient alors un exercice de communication : proposer, accepter, refuser sans gêne, ajuster ensemble.

Pour une expérience à deux, choisissez des plats qui favorisent la complicité plutôt que la performance. Une entrée à partager (une assiette, une fourchette), un plat “mains libres” (à manger avec les doigts, proprement), un dessert à cœur coulant : l’objectif n’est pas de “réussir” mais de créer une ambiance où l’on peut rire, se rapprocher, et se sentir en confiance. Vous pouvez aussi essayer le “dîner aveugle” (bandeau + petites bouchées) : c’est un excellent outil pédagogique pour travailler la confiance, la vulnérabilité et le respect des limites. Et si quelque chose déborde, brûle ou rate ? Parfait : l’intimité naît souvent quand on accepte l’imperfection.


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