Dix-huit supporters sénégalais, arrêtés à l’issue de la finale de la CAN opposant le Sénégal au Maroc, ont entamé une grève de la faim ce vendredi. Une décision lourde de sens qui relance le débat sur les conditions de leur détention et le respect de leurs droits.
Poursuivis pour hooliganisme et accusés d’actes violents envers les forces de l’ordre, ces supporters contestent fermement les faits qui leur sont reprochés. Selon leurs proches, ils estiment que leur “droit à la justice” leur est refusé, dénonçant une situation qu’ils jugent injuste et prolongée.
Une affaire sensible
La finale, déjà électrique sur le terrain, semble désormais se prolonger en dehors du stade. Les tensions qui ont suivi la rencontre auraient conduit à plusieurs interpellations, dont ces 18 ressortissants sénégalais. Les autorités évoquent des troubles à l’ordre public et des violences. De leur côté, les détenus et leurs soutiens parlent d’une procédure qu’ils considèrent opaque.
La grève de la faim marque un tournant. Ce type d’action, souvent utilisé comme ultime recours, vise à attirer l’attention sur une situation perçue comme bloquée. Elle soulève également des inquiétudes quant à l’état de santé des concernés si le mouvement venait à se prolonger.
Reste désormais à savoir si cette grève de la faim permettra d’accélérer la procédure judiciaire ou d’ouvrir un dialogue. En attendant, l’émotion reste vive des deux côtés, et cette finale continue de faire parler; bien après le coup de sifflet final.