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Credit Photo : Getty Images
Afolabi B.,
01 Apr 2025 à 10:04
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Lundi 31 mars, Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement National. Selon le tribunal, entre 2004 et 2016, elle aurait orchestré un système permettant d’utiliser des fonds européens pour financer des emplois fictifs au profit du parti. La décision est immédiate : quatre ans de prison, dont deux sous bracelet électronique, et cinq ans d’inéligibilité. Un coup dur pour celle qui espérait briguer à nouveau la présidence en 2027.

Une riposte politique organisée

Dès l’annonce du verdict, le Rassemblement National a lancé une contre-attaque massive. Multiplication des interventions médiatiques, dénonciation d’une décision politique et manifestations sont au programme. Le parti dénonce une instrumentalisation de la justice visant à « empêcher l’alternance » et à affaiblir le mouvement à l’approche des élections européennes. Marine Le Pen elle-même accuse le « système » d’avoir « sorti la bombe nucléaire » pour l’écarter du pouvoir.

Un précédent dans la vie politique française

Ce n’est pas la première fois qu’une figure politique de premier plan voit sa carrière menacée par une condamnation judiciaire. Avant elle, Alain Juppé en 2004 et François Fillon en 2017 avaient connu des affaires judiciaires ayant mis un terme à leurs ambitions présidentielles. Reste à voir si cette condamnation marquera la fin de la carrière de Marine Le Pen ou si elle parviendra à rebondir dans l’opinion publique.


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