C'est une découverte qui glace le sang. À Bandjoun, une ville des Grassfields camerounais, les autorités douanières ont démantelé deux unités clandestines de fabrication d'alcool frelaté opérant dans des conditions déplorable. Des bouteilles récupérées dans des déchéteries, des murs peints à la chaux, des procédés totalement non sanitaires : voilà le cadre de production de cet alcool mortel. Les enquêteurs ont été horrifiés en découvrant des bouteilles douteuses empilées sans aucune mesure de sécurité. Ce qui tue vraiment, c'est que des milliers de personnes, souvent les plus vulnérables, consomment ce poison sans savoir.
Un business meurtrier au cœur des quartiers populaires
Ces petites unités clandestines s'implantent précisément dans les quartiers pauvres, là où les gens ont peu de moyens et ne peuvent pas se permettre l'alcool légal. Le prix attractif, une dizaine de francs CFA, attire des chauffeurs de taxi, des maçons, des chômeurs qui cherchent à oublier leur détresse. Mais au lieu de soulager, cet alcool brûle les poumons, détruit le foie et tue. Les médecins des hôpitaux locaux rapportent une augmentation inquiétante des cas de cécité, de para1yses et d'empoisonnements depuis des mois. Les victimes sont souvent trop pauvres ou trop shame pour dénoncer, perétuant ce cycle infernal.
La diaspora africaine aussi concernée par ce fléau
En Europe et en Amérique, les Africains de la diaspora vivent cette nouvelle avec angoisse. Beaucoup ont encore de la famille dans les quartiers pauvres des grandes villes camerounaises. Comment savoir si leurs proches, leurs cousins ou leurs amis ont consommé de l'alcool frelaté? Les réseaux sociaux s'emballent : témoignages de décès suspectes, de malades mystérieuses. C'est une alerte sanitaire qui traverse les frontières et rappelle à la diaspora que les problèmes de corruption et de manque de contrôle tue vraiment au Cameroun. Le sentiment d'impuissance est palpable : comment protéger ses proches quand l'État semble incapable d'enrayer ce commerce mortel?