Depuis le 15 juillet 2026, la découverte successive des corps de huit femmes dans différentes zones de l’Ekurhuleni, à l’est de Johannesburg, inquiète profondément l’Afrique du Sud. Plusieurs victimes ont été retrouvées nues ou partiellement vêtues et certaines présentaient des signes de violence. Parmi elles figure Elizabeth « Tsontso » Moselakgomo, une femme de 38 ans dont la disparition après un jogging avait largement circulé sur les réseaux sociaux. Son corps a ensuite été retrouvé et identifié par sa famille. Face aux similitudes observées dans plusieurs dossiers, la police a décidé de renforcer l’enquête et de lancer un avertissement public aux femmes de la région.
Pour l’instant, les autorités restent toutefois prudentes. Elles n’ont pas confirmé qu’un tueur en série était responsable des huit décès. Les enquêteurs cherchent encore à déterminer si les affaires sont liées, s’il existe un seul auteur ou si plusieurs personnes pourraient être impliquées. Un suspect a été arrêté dans le cadre du premier meurtre découvert en juillet, tandis qu’une autre personne est recherchée comme personne d’intérêt. Une équipe multidisciplinaire composée notamment d’enquêteurs, de spécialistes médico-légaux et d’unités spécialisées a été mobilisée. La police a également proposé une récompense de 400 000 rands pour toute information permettant de faire avancer l’enquête.
Cette affaire intervient dans un pays déjà confronté à un niveau élevé de violences contre les femmes. Les autorités ont donc appelé les habitantes de la région à une vigilance accrue, notamment lors d’activités comme le jogging dans des zones isolées. Mais cette nouvelle série de décès dépasse désormais le simple fait divers : elle ravive le débat national sur la sécurité des femmes et sur la lutte contre les féminicides et les violences de genre. Pour les enquêteurs, la priorité est désormais claire : établir les liens éventuels entre les affaires, identifier les responsables et apporter des réponses aux familles des victimes.