C’était un vendredi matin de septembre, quelques jours seulement après les attentats du 11 septembre aux États-Unis. À Toulouse, la journée avait commencé comme une autre. À 10 h 17, une explosion d’une puissance exceptionnelle ravageait pourtant le site de l’usine AZF, dans le sud de la ville. Le souffle se propageait sur plusieurs kilomètres, détruisant ou endommageant des milliers de bâtiments et blessant une grande partie de la population. 31 personnes perdaient la vie et des milliers d’autres étaient blessées. En quelques secondes, Toulouse venait de vivre l’une des catastrophes industrielles les plus marquantes de l’histoire récente de la France.
L’explosion ne s’est pas limitée au site industriel. Des logements, des écoles, des entreprises et des infrastructures ont été touchés par le souffle. Les conséquences humaines ont été considérables, avec des blessures physiques mais également des traumatismes qui ont marqué durablement de nombreux habitants. Dans les jours qui ont suivi, les secours ont dû prendre en charge un nombre exceptionnel de victimes, tandis que les autorités et les associations organisaient la réponse à une catastrophe qui avait profondément bouleversé la ville. Le drame a également relancé les débats sur la prévention des risques industriels et la protection des populations vivant à proximité de sites dangereux.
Vingt-cinq ans après, le souvenir d’AZF reste profondément présent à Toulouse. Les victimes, leurs familles, les blessés et tous ceux dont la vie a été bouleversée par l’explosion continuent de porter la mémoire de cette journée. Au-delà du bilan humain, la catastrophe a laissé une trace durable dans la ville et dans la réflexion française sur les risques industriels. Le 21 septembre 2001 rappelle ainsi qu’en quelques secondes, un matin ordinaire peut changer le destin d’une ville entière. Toulouse n’a pas oublié.