Le président guinéen Mamadi Doumbouya a radié 22 responsables territoriaux, dont le préfet de Siguiri, le colonel Fayimba Mara, pour leur implication présumée dans l'orpaillage clandestin et la dégradation de l'environnement. La décision, rendue publique par décret lu à la télévision nationale le mardi 3 novembre 2026, touche des préfets, sous-préfets et officiers de sécurité en poste dans cette région aurifère du nord-est de la Guinée.
Les motifs de la radiation
Le décret reproche aux responsables concernés d'avoir favorisé la pratique de l'orpaillage illégal et clandestin, ainsi que l'exploitation artisanale et semi-artisanale de l'or. Ces activités auraient entraîné une dégradation environnementale sévère : destruction des terres cultivables, pollution et détérioration des cours d'eau, atteintes aux ressources halieutiques, à la faune et à la flore.
Qui est concerné ?
Parmi les 22 personnes radiées des effectifs de la fonction publique et des forces de défense et de sécurité figurent :
· Colonel Fayimba Mara, préfet de Siguiri (matricule 17493G), qui assurait également l'intérim du gouverneur de la région
· Des sous-préfets comme Mamy Camara, Naman Kourouma, Abou Kanté, Amidou Cissé, Djanko Camara et Lansana Abdoulaye Kourouma
· Des officiers et gradés : Capitaine de police Mohamed Lamine Koita, Capitaine de police Sory Camara, Commandant Fodé Isak Camara, Lieutenant-colonel Pépé Doualamou, Lieutenant-colonel Moussa Diakité, Lieutenant-colonel Richard Yaradounou
· Des préfets par intérim, dont le Sous-lieutenant Ibrahima 2 Camara et Aliou Camara
Un enjeu économique et environnemental majeur
Siguiri est une zone aurifère stratégique pour la Guinée, où l'exploitation de l'or constitue un enjeu économique, social et environnemental considérable. Cette vague de radiations s'inscrit dans un contexte de lutte accrue des autorités contre l'orpaillage clandestin et ses conséquences écologiques.
L'application du décret a été confiée à plusieurs membres du gouvernement, chacun en ce qui le concerne.