Juan Gomez Miralles, un citoyen espagnol originaire de Rocafort, installé à Bobo-Dioulasso, n'a plus donné signe de vie depuis plusieurs jours. Si une source sécuritaire burkinabè évoque un enlèvement par un groupe terroriste, plusieurs incohérences dans les dates et les circonstances de sa disparition entourent encore l'affaire de nombreuses zones d'ombre.
Un silence radio depuis la fin du mois d'août
Le dernier contact entre Juan Gomez Miralles et sa famille remonte au 27 août . Selon les informations des médias espagnols, il a quitté son domicile de Bobo-Dioulasso le soir du 26 août à bord d'une motocyclette bleue . Depuis, il est introuvable.
Le quadragénaire, qui travaillait dans le secteur commercial, était installé à Bobo-Dioulasso, la deuxième plus grande ville du Burkina Faso. Il avait effectué un aller-retour en Espagne quelques jours plus tôt, puisqu'il était présent aux fêtes patronales de Rocafort le 22 août .
Une version officielle qui soulève des questions
Le 4 septembre, une source de sécurité burkinabè a confirmé à l'agence EFE l'enlèvement d'un citoyen espagnol par un groupe terroriste . Les forces de sécurité auraient été mobilisées pour tenter de localiser et libérer l'otage .
Cependant, plusieurs éléments ne concordent pas :
· Le décalage des dates : La famille n'a plus de nouvelles depuis le 27 août, mais la source sécuritaire situe l'enlèvement le 4 septembre . Un écart d'une semaine qui reste inexpliqué.
· La localisation floue : Si la disparition est liée à Bobo-Dioulasso, des sources évoquent un enlèvement "près de la frontière avec le Mali" .
· L'absence de revendication : Aucun groupe n'a pour l'instant revendiqué l'acte ou formulé de demande .
· Le démenti du JNIM : Le groupe jihadiste a formellement nié toute implication, assurant n'avoir aucun lien avec cette disparition .
Une famille sous le choc et la discrétion
La famille de Juan Gomez Miralles, qui a demandé la plus grande discrétion pour ne pas entraver les négociations, est plongée dans l'angoisse . Le gouvernement espagnol, en lien avec les autorités burkinabè, suit l'affaire de près, bien que peu d'informations officielles aient été rendues publiques.
Dans un contexte sécuritaire déjà très dégradé au Burkina Faso, cette affaire illustre les difficultés à obtenir des informations claires sur les disparitions de ressortissants étrangers. Le flou qui entoure les circonstances et la chronologie de l'enlèvement de Juan Gomez Miralles persiste, tandis que les autorités burkinabè poursuivent leurs investigations.