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Bref S.,
13 Jul 2026 à 09:32
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Le spectre d'Andrés Escobar plane sur le Mondial 2026. Trente-deux ans après l'assassinat du défenseur colombien à Medellín, quelques jours après avoir marqué un but contre son camp en Coupe du monde, l'histoire semble vouloir se rejouer et Jáminton Campaz a dû disparaître pour ne pas en être la prochaine victime.

Tout est parti d'un moment de la 115e minute. Face à Gregor Kobel, seul dans les seize mètres après une erreur défensive suisse, l'attaquant de 26 ans a tiré au-dessus de la barre. La Colombie s'est ensuite inclinée aux tirs au but face à la Suisse (0-0, 3-4) en huitièmes de finale. Un raté douloureux mais un raté de footballeur. Ce que les milliers de menaces de mort qui ont suivi n'ont rien d'humain.

La Fédération colombienne de football a dénoncé des "menaces contre la vie et l'intégrité" de Campaz et de sa famille, proférées après le match. Pour des raisons de sécurité, le joueur de Rosario Central a décidé de ne pas rentrer immédiatement en Colombie et se cache dans un lieu tenu secret. Sur ses réseaux sociaux, il a lancé un appel poignant : "Ma Colombie, s'il vous plaît, ne perdons jamais le respect de vue. Nous pouvons avoir des opinions différentes, ressentir de la frustration ou de la tristesse, mais aucune passion ne justifie la haine ni une vie dans la peur."

Ce n'est pas la première fois que le football colombien vit ce cauchemar. Lors du Mondial 2018, Carlos Sánchez, Mateus Uribe et Carlos Bacca avaient eux aussi été victimes de menaces après l'élimination de leur sélection. Mais c'est le fantôme d'Escobar, assassiné le 2 juillet 1994, qui revient hanter ce Mondial 2026. La FCF a demandé au parquet d'accélérer les enquêtes pour identifier et punir les auteurs des menaces. Campaz attend, caché, que la tempête passe. Il n'aurait jamais dû avoir à vivre ça.

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