Event
Bref S.,
13 Jul 2026 à 10:09
0

L'affaire ressurgit au pire moment pour l'Argentine. Alors que l'Albiceleste dispute son quart de finale au Mondial 2026, un post viral remettant en lumière l'affaire Papu Gomez refait surface avec 3,6 millions de vues. Et le fond de l'histoire, lui, est bien réel.

Les faits d'abord. Papu Gomez a été contrôlé positif à la terbutaline, un bronchodilatateur interdit lors d'un contrôle effectué en novembre 2022, quelques semaines seulement avant le début du Mondial au Qatar. Malgré ce résultat positif connu avant la compétition, la FIFA n'a pas suspendu le joueur à titre conservatoire comme elle aurait pu le faire selon ses propres règlements. Gomez a disputé deux matchs de la compétition. L'Argentine a été sacrée championne du monde. La sanction de deux ans de suspension n'est tombée qu'en octobre 2023, onze mois après les faits.

Mais attention aux mots. Parler de "complot" entre FIFA et AFA est une interprétation non prouvée. Ce qui est établi et documenté, c'est que la FIFA a choisi de ne pas suspendre Gomez à titre provisoire, une décision que les règlements antidopage ne rendaient pas obligatoire, mais que des experts comme le site espagnol Relevo ont jugée problématique. La substance en cause est dite "spécifiée" moins grave selon le code mondial antidopage, ce qui a justifié selon la FIFA la non-suspension immédiate. Un cas individuel ne remet pas en cause le titre collectif de l'Argentine selon ce même code.

Reste une question qui demeure sans réponse : pourquoi a-t-il fallu onze mois pour que la sanction tombe ? Dans un contexte où la FIFA est déjà sous le feu des critiques pour l'affaire Balogun, la question de la neutralité et de la cohérence des décisions disciplinaires de l'institution ne fait que s'épaissir.

Login with Social Media or Manually

or

Or sign in manually: