C'est un coup de tonnerre. La FIFA vient d'annoncer l'abandon pur et simple du projet de Gianni Infantino visant à vendre des parts de la Coupe du Monde à des investisseurs privés. Le président de l'instance internationale capitule sous la pression.
La raison est simple : les investisseurs privés se sont retirés. Face au tollé mondial, au boycott menaçant des 55 nations de l'UEFA, aux déclarations de guerre de l'Europe et au scandale médiatique sans précédent, les fonds d'investissement ont préféré lâcher prise. Le deal de 10 milliards de dollars s'effondre.
Pour Infantino, c'est un désastre politique. Il avait misé tout son prestige sur ce projet, envoyé des lettres aux fédérations en promettant 20 millions de dollars par pays, fixé une deadline au 19 septembre pour obtenir leur soutien. Tout ça pour rien.
Le football a gagné. L'UEFA, les ligues, les clubs, les supporters et les gouvernements qui s'étaient mobilisés contre la privatisation du bien commun planétaire peuvent souffler. La Coupe du Monde reste ce qu'elle est : le trophée de tous, pas l'actif financier d'une poignée d'investisseurs.
Reste à savoir si cette défaite fragilise Infantino à sept mois des élections de la FIFA. Une chose est sûre : pour la première fois depuis longtemps, le monde du foot a fait reculer le tout-puissant président de la FIFA.