Deux buts encaissés en six minutes, un penalty raté qui aurait tout changé, et surtout une défense en charpie face à une équipe de Ligue tchèque : voilà le résumé de la soirée catastrophique de l'Olympique Lyonnais à Prague. Sparta 2-1, c'est un résultat qui devrait faire sérieusement transpirer Paulo Fonseca. On ne parle pas d'une petite défaite à oublier : on parle d'une perte de maîtrise complète du match, d'une organisation défensive inexcusable pour un équipe évalantée à ce niveau de compétition.
Un schéma 3-4-3 désarticulé face au 4-2-3-1 pragois
Fonseca a opté pour son favori 3-4-3, avec Clinton Mata, Ruben Kluivert et Ainsley Maitland-Niles en défense. Sur le papier, c'est censé offrir de la flexibilité et du contrôle de largeur. En réalité, ce que l'on a vu c'est une défense flottante, incapable de contenir le double pivot Sparta (Martin Suchomel et Matěj Ryneš en milieu de terrain). Le positionnement des trois défenseurs lyonnais était approximatif, les appels de jeu absents, et surtout l'axe central était perméable. Quand on concède deux buts en l'espace de 180 secondes en Ligue des Champions, ce n'est jamais une question de malchance : c'est un choix tactique qui a échoué. Brian Priske, lui, avait préparé son bloc à la perfection : 4-2-3-1 compact, sans surprise, discipline collective, et exploitation sans pitié des espaces libérés par cette arrière-garde lyonnaise trop aventureuse.
Ce penalty raté, symptôme d'une équipe en crise mentale
Un penalty en 67e minute, c'est la chance de reprendre le dessus et de prendre le momentum. Or, quand on rate ce genre d'occasions - et surtout dans cet entrelacs critique du match où le doute s'installe chez les adversaires - c'est que la confiance n'y est pas. C'est aussi que Fonseca n'a pas correctement calibré son équipe pour cette confrontation. Il y a des matchs où on sent qu'une équipe a perdu son équilibre émotionnel avant même le coup d'envoi. Où est le leadership? Où est l'ajustement tactique en temps réel? Fonseca a laissé Prague dominer le récit du match sans réagir avec la force attendue d'un coach chevronné en Ligue des Champions.