Depuis plusieurs jours, une affaire secoue le Ghana et embrase les réseaux sociaux. Des contenus présentent un homme décrit comme un ressortissant russe, parfois identifié sous le nom de “Yaytseslav”, approchant des jeunes femmes à Accra avant l’apparition de vidéos intimes qui se sont mises à circuler en ligne. L’accusation au cœur du scandale est explosive : ces scènes auraient été enregistrées et diffusées sans consentement. Très vite, l’indignation a pris une dimension nationale, avec des appels à l’arrestation et une pression énorme sur les autorités.
Face à l’ampleur de la polémique, le Ministère du Genre, des Enfants et de la Protection sociale est monté au front. Dans un communiqué, il indique avoir pris connaissance de l’affaire et évoque la possibilité que l’individu soit hors du Ghana, tout en insistant sur la gravité des faits. Le ministère annonce une coordination avec la police, les services de sécurité et les structures liées au numérique, en évoquant aussi des pistes de coopération au-delà des frontières si nécessaire. L’objectif affiché est clair : traiter l’affaire, protéger les victimes et éviter que ce type de scandale se répète.
Dans le même temps, la Cyber Security Authority (CSA) a envoyé un message qui vise directement le public. Elle rappelle que partager, republier ou transférer des vidéos intimes peut exposer à des poursuites, car la loi ghanéenne sanctionne la diffusion non consentie de contenus intimes. Ce rappel est central : même si quelqu’un n’est pas à l’origine de la fuite, il peut participer à la violation en alimentant la propagation. Dans cette affaire, le Ghana cherche donc à casser la chaîne du buzz, parce qu’un clic peut ruiner une vie et coûter très cher devant la justice.