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Credit Photo : Getty Images
Afolabi B.,
09 Jan 2026 à 02:01
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La tempête Goretti a frappé fort, surtout sur la façade Manche-Atlantique. Les rafales ont dépassé les 150 km/h par endroits, avec des pointes exceptionnelles relevées sur le littoral normand, tandis que la mer s’est soulevée en conditions de vagues-submersion. Météo-France a rapporté des rafales autour de 148 km/h à Cherbourg et une houle mesurée jusqu’à 8,4 mètres au large de la rade de Brest, illustrant la violence du système dépressionnaire.

Sur terre, l’impact est immédiat : poteaux fragilisés, branches arrachées, lignes endommagées. Selon les informations communiquées par le gestionnaire du réseau, environ 380 000 foyers ont été privés d’électricité en France, principalement en Normandie et en Bretagne, avec des interventions en cascade pour réalimenter au plus vite. Cette désorganisation ne s’est pas limitée au courant : les transports ont aussi encaissé. La SNCF a notamment suspendu des liaisons entre Paris et la Normandie, pendant que des chutes d’arbres et incidents de voie perturbaient des axes franciliens (RER/Transilien) dès le matin.

Au-delà des dégâts, Goretti rappelle une réalité : notre quotidien dépend d’infrastructures exposées. Quand le vent arrache une ligne, ce ne sont pas seulement des lampes qui s’éteignent : chauffage, télétravail, commerces, feux tricolores, communications… tout devient plus fragile. Même la production d’énergie a été touchée : EDF a annoncé l’arrêt du réacteur EPR de Flamanville “conformément aux procédures” face aux prévisions météo. Une scène devenue familière, qui pose une question simple : sommes-nous prêts — techniquement et collectivement — à des épisodes plus fréquents et plus coûteux ?


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