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Credit Photo : Getty Images
Afolabi B.,
14 Aug 2026 à 14:15
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Paul Biya, âgé de 93 ans, est absent de la scène publique depuis près de deux mois. Cette disparition soudaine a plongé le Cameroun dans l'incertitude. À Yaoundé, loin des regards médiatiques, une bataille souterraine se dessine entre les héritiers présomptifs. Des décrets présidentiels contestés circulent, des manipulations d'appareil d'État sont dénoncées. Les citoyens camerounais se demandent anxieusement : qui gouvernera demain ? Cette question simple cache une réalité complexe où l'avenir du pays se joue dans les coulisses du pouvoir.

Une guerre de clans qui paralyse le pays

Le conflit oppose principalement Franck Biya, fils du président, et Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence. Chacun bénéficie du soutien d'une faction du régime. Les enjeux sont colossaux : qui contrôlera l'armée, les finances, les terres ? Les fonctionnaires camerounais vivent dans l'incertitude totale, ne sachant plus à qui obéir. Les entreprises hésitent à investir. Les services publics ralentissent. Une nation de 28 millions d'habitants retient son souffle pendant que ses élites se déchirent.

L'inquiétude monte dans la diaspora africaine

En Europe et en Amérique du Nord, les Camerounais de la diaspora suivent chaque rumeur avec angoisse. Ces frères et soeurs restés au pays, leurs familles, leurs investissements, leur héritage : tout pourrait basculer. Les groupes WhatsApp s'animent chaque jour. Certains envisagent de rentrer, d'autres renforcent leurs liens. Cette succession incertaine rappelle à la diaspora africaine une réalité amère : la stabilité politique africaine reste fragile. Elle questionne aussi les choix de ceux qui ont quitté le continent. Le Cameroun mérite mieux que cette succession dans l'ombre.

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