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Bref S.,
21 Jul 2026 à 10:34
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Le signal est envoyé et il est historique. Aleksander Čeferin, président de l'UEFA, a boycotté la finale de la Coupe du monde 2026 dimanche à New York, marquant son mécontentement envers la gouvernance de Gianni Infantino et l'ingérence politique de Donald Trump sur le tournoi. Un acte fort, délibéré, et sans précédent dans l'histoire des relations entre les deux plus grandes instances du football mondial.

Le Slovène s'était pourtant déplacé à Mexico City pour le match d'ouverture entre les co-organisateurs et l'Afrique du Sud le 11 juin, rendant son absence de la finale impossible à justifier par un simple problème d'agenda. Son boycott est assumé, documenté, et sa portée dépasse largement le cadre sportif. Čeferin avait qualifié la décision d'annuler le carton rouge de Balogun d'"inédite, incompréhensible et injustifiable" et affirmé qu'une "ligne rouge" avait été franchie.

Des hauts responsables de l'UEFA se sont plaints en privé que la FIFA était incapable, ou peu désireuse, de protéger le tournoi de la politique intérieure américaine. L'UEFA a également déploré la propension de la FIFA à contourner ou enfreindre les lois du jeu durant le tournoi : pauses fraîcheur, mi-temps de 27 minutes en finale. Et pendant la cérémonie de clôture, Donald Trump est apparu aux côtés d'Infantino pour remettre le trophée à l'Espagne, l'image politique que Čeferin refusait d'avaliser de sa présence.

Ce Mondial 2026 aura été le plus riche en scandales de l'histoire. L'arbitre somalien refoulé à Miami. L'affaire Balogun. La plainte égyptienne. La fronde de l'UEFA. La saisine du CIO contre Infantino. Et pour finir, le président de l'UEFA qui refuse d'assister à la finale. L'institution FIFA sort de ce tournoi profondément fragilisée. Infantino veut se représenter en 2027. La bataille pour l'avenir du football mondial ne fait que commencer.

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