La FIFA a pris une décision qui fait débat en levant la suspension de Folarin Balogun après son carton rouge, en s’appuyant sur l’article 27 de son Code disciplinaire. Sur le plan réglementaire, ce type de mécanisme existe, mais il est censé rester exceptionnel. Le problème n’est donc pas uniquement juridique, il est surtout dans la manière dont cette décision est présentée au public, sans explication claire ni justification détaillée.
Dans les faits, tout s’est déroulé dans une grande opacité. Un joueur expulsé, une suspension automatique normalement prévue par le règlement de la Coupe du monde, puis une levée de sanction annoncée quelques jours plus tard. Entre les deux, très peu d’éléments sont rendus publics. Qui a introduit le recours, à quel moment, et sur quels arguments précis la FIFA s’est-elle appuyée pour trancher aussi rapidement, restent des questions sans réponse officielle détaillée.
Cette absence de transparence pose un vrai problème de lisibilité pour une compétition suivie par des milliards de personnes. Une décision peut être conforme au règlement et rester contestée si son processus n’est pas expliqué. Dans ce cas, le flou alimente les interrogations et fragilise la perception d’équité. Ce n’est plus seulement une question de droit disciplinaire, mais de confiance dans l’institution qui le fait appliquer.