L'UEFA vient de passer à l'offensive judiciaire. Dans une lettre de mise en demeure envoyée à Gianni Infantino et aux principaux acteurs de la FIFA impliqués dans le projet FFE (FIFA Forward Enterprise), l'instance européenne menace d'engager des poursuites judiciaires contre toutes les personnes concernées.
Le projet FFE, qui visait à privatiser les revenus de la Coupe du Monde, est qualifié par l'UEFA de contraire aux intérêts du football européen. Et l'Europe ne compte pas en rester là.
La lettre est particulièrement musclée. Elle exige la conservation de tous les documents, e-mails, messages, notes et autres preuves liés au projet. Un avertissement clair : toute destruction ou altération de ces éléments entraînera des conséquences juridiques supplémentaires. Les destinataires disposent de cinq jours ouvrables pour confirmer qu'ils respecteront cette demande.
Autrement dit : l'UEFA prépare un dossier judiciaire solide et veut s'assurer qu'aucune preuve ne disparaît. Infantino et ses proches collaborateurs sont désormais sous surveillance légale.
Après l'abandon du projet de privatisation, la demande de démission et l'appel au boycott, l'UEFA franchit une nouvelle étape. La guerre contre Infantino n'est plus seulement politique. Elle devient judiciaire.