Ce matin à Lyon, l’histoire ressemble moins à une visite qu’à une tentative de reprise de contrôle. Alors que l’assemblée générale d’Eagle Football Group doit se tenir sur place, plusieurs médias rapportent que John Textor aurait cherché à écarter des représentants clés afin d’arriver en position de force — avec, en ligne de mire, l’équilibre installé autour de Michèle Kang. Une opération menée dans l’urgence, au moment même où le club tente de tourner la page des secousses financières et de stabiliser sa gouvernance.
En face, la riposte s’est jouée sur le terrain du droit et des rapports de force entre actionnaires : selon les mêmes informations, la révocation contestée n’aurait pas produit l’effet espéré, et les votes resteraient valables, empêchant un renversement express. Dans le même temps, l’ombre d’Ares — créancier majeur d’Eagle — plane sur la suite, avec l’idée d’une reprise en main plus ferme pour protéger ses intérêts et éviter que l’OL ne redevienne un champ de bataille permanent.
Mais à Lyon, il y a aussi une mémoire collective : celle des promesses, des discours, des virages brusques. Les Bad Gones ont fait savoir publiquement qu’ils ne voulaient pas revoir Textor “se pavaner”, appelant les actionnaires à lui signifier qu’il n’est plus le bienvenu. Derrière la colère, une fatigue : celle d’un club qui veut des résultats, mais surtout une direction lisible, stable, et enfin alignée avec ce qu’il prétend redevenir.