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Bref S.,
14 Sep 2026 à 08:53

Absent des terrains en raison d'une blessure musculaire, Neymar n'a pas pour autant délaissé Santos. Le numéro 10 brésilien s'est mué en véritable dirigeant pour son club formateur : il a réglé la dette de 2 M€ due à Monaco pour lever l'interdiction de recrutement, avant de convaincre plusieurs de ses anciens coéquipiers de le rejoindre.

Un transfer ban levé grâce à NR Sports

Depuis juillet 2026, Santos était frappé d'une interdiction de recrutement par la FIFA en raison d'une dette non réglée auprès de l'AS Monaco . La somme due, d'environ 12 millions de réaux (2 M€), concernait le transfert du milieu de terrain Jean Lucas en 2023. 

L'appel du club devant le Tribunal arbitral du sport ayant été rejeté, Santos semblait bloqué jusqu'au prochain mercato. C'est là que NR Sports, l'entreprise familiale qui gère la carrière de Neymar, est intervenue .

Selon un communiqué officiel du club, NR Sports a injecté immédiatement les fonds nécessaires pour régler la dette à Monaco . En contrepartie, Santos a cédé à l'entreprise six espaces publicitaires sur son maillot, dont le meião, le short frontal et dorsal, le numéro de maillot et la barre arrière de la chemise .

Le montant espéré par la commercialisation de ces espaces : entre 18 et 20 millions de réaux. Les premiers 12 millions permettront à NR Sports de récupérer son investissement, le surplus étant ensuite partagé entre les deux parties .

Arthur Melo, la première recrue « made by Neymar »

Une fois le transfer ban levé, Santos a pu se remettre à recruter. Et là encore, Neymar a joué un rôle déterminant.

Le premier nom à avoir rejoint le club est celui d'Arthur Melo, 30 ans . L'ancien joueur du FC Barcelone et de la Juventus était sans club depuis la fin de son contrat avec la Vieille Dame. Selon la presse brésilienne, c'est Neymar lui-même qui a recommandé Arthur à la direction du club .

Le milieu de terrain a signé un contrat court, jusqu'à la fin de la saison 2026 .

Coutinho, le gros coup de l'agent Neymar

Mais la recrue la plus emblématique reste Philippe Coutinho. À 34 ans, l'ancien joueur de Liverpool et du Barça n'avait plus joué depuis février 2026, date à laquelle il avait résilié son contrat avec Vasco da Gama .

Selon plusieurs sources, Coutinho envisageait sérieusement de mettre un terme à sa carrière . C'est Neymar qui l'a convaincu de ne pas raccrocher les crampons et de tenter l'aventure à Santos .

Le lien entre les deux hommes remonte à leur jeunesse en équipe du Brésil. Neymar a d'ailleurs publiquement accueilli son « frère » sur les réseaux sociaux : « Nous sommes très heureux que tu sois là. Notre effectif et nos supporters t'embrasseront pour que tu sois heureux. Bienvenue à Santos » .

Coutinho, qui a déjà participé à un entraînement avec le groupe, devrait signer jusqu'à la fin de la saison, après la validation de sa visite médicale .

Une stratégie claire : des anciens pour un dernier coup

Outre Arthur et Coutinho, Santos a également recruté Everton « Cebolinha » (ex-Benfica, ex-Flamengo), Rodinei et le meneur Lima . Tous sont arrivés dans le cadre de contrats courts et sans indemnités de transfert, le club cherchant à limiter les risques financiers .

Cette stratégie a été rendue possible par un allègement de la masse salariale : Santos a économisé environ 7 millions de réaux par mois grâce au départ de dix joueurs ces dernières semaines .

L'objectif sportif est clair : le club, qui lutte pour son maintien en Brasileirão, s'est qualifié pour les quarts de finale de la Copa Sudamericana après sa victoire 2-0 face à l'Atlético Mineiro à l'aller . Avec Neymar dans l'organigramme et ses amis sur le terrain, Santos rêve désormais d'un titre continental.

Un influenceur plus qu'un joueur ?

Cette implication croissante de Neymar dans les affaires du club divise. Certains supporters y voient la preuve de son attachement viscéral à Santos et le signe d'un joueur prêt à tout pour son club de cœur. D'autres s'inquiètent d'une dépendance excessive à une seule personnalité et à son entourage .

Neymar lui-même, avec une pointe d'humour, a reconnu les incertitudes : « Je ne sais pas si ça va marcher, mais je suis heureux » .

Une chose est sûre : à 34 ans, le « Menino » n'est plus seulement un joueur. Il est devenu, pour le meilleur et pour le pire, l'un des hommes forts de Santos.

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